Emblème de Cergy-Pontoise, ce parcours urbain et paysager, se déploie comme un immense jardin ponctué de douze stations.
Douze : le chiffre qui rythme la mesure du temps. Il symbolise ici le lien entre la cité moderne et la nature, dans une ouverture majestueuse vers la vallée de l’Oise et le grand paysage francilien.
Ces stations, conçues par le sculpteur Dani Karavan, ainsi que sa grande perspective, composent un itinéraire à la fois culturel, historique et spirituel, porteur d’une vision humaniste invitant à la contemplation.
L’Axe majeur a été créé à l’initiative de Bertrand Warnier et Michel Jaouën, urbanistes de la ville nouvelle. La première station a été inaugurée en 1986.
L’Axe majeur a reçu les labels Patrimoine d’intérêt régional et Architecture contemporaine remarquable.
La tour Karavan
Haute de 36 mètres et présentant une section carrée de 3,60 mètres de côté, la tour est légèrement inclinée en direction de Paris. À l’intérieur, un escalier hélicoïdal accomplit douze révolutions. À chaque palier, une ouverture permet au visiteur de suivre la transformation progressive du paysage au fil de l’ascension. Depuis son sommet, le regard embrasse un vaste panorama sur le nord-ouest de la métropole parisienne et les paysages du Vexin. C’est de la tour que jaillit le rayon laser qui, à la nuit tombée, marque le tracé de l’Axe majeur.
La place Hubert Renaud et le laser
Point de convergence entre l’Axe majeur et l’axe du centre urbain du quartier Axe majeur–Horloge, la Tour Karavan se dresse tel le gnomon d’un immense cadran solaire. La coupure ménagée entre les bâtiments conçus par l’architecte catalan Ricardo Bofill invite le visiteur, au terme d’une légère ascension, à découvrir la perspective monumentale de l’Axe majeur.
Le verger des impressionnistes - Camille Pissarro
Témoin du passé agricole de Cergy-Pontoise, le verger est semblable à ceux qu’ont aimé peindre les impressionnistes dans les vallées de l’Oise il y a plus d’un siècle. À chaque saison, le Parc des Impressionnistes offre un visage différent. Étonnantes couleurs de l’automne, silhouettes des arbres givrés et fleurs printanières se succèdent.
L'Esplanade de Paris
L’Esplanade est un vaste espace dédié aux célébrations et aux manifestations culturelles. Les pavés de la cour Napoléon du Louvre, réinstallés ici lors de la construction de la Pyramide du Louvre, renforcent le lien symbolique entre l’Axe majeur et l’axe historique de Paris. En son centre, la fontaine de vapeur rappelle la présence, dans le sous-sol, de nappes profondes d’eau chaude autrefois envisagées pour le chauffage de la ville.
Les 12 colonnes et la terrasse
À l’extrémité de l’esplanade, les 12 colonnes symbolisent l’ancrage de l’œuvre dans le territoire. De même taille que celles de l’arc du Carrousel, elles marquent la limite entre le plateau et la vallée. Un grand emmarchement permet de descendre jusqu’à la Terrasse qui offre une vue panoramique sur le site de Cergy-Pontoise, la vallée de l’Oise, les étangs de l’Ile-de-Loisirs, la Défense et Paris à l’horizon.
Les Jardins des droits de l'homme - Pierre Mendès France
Les Jardins assurent la transition entre le plateau habité et la vallée de l’Oise. Ils abritent des oliviers, symboles de paix, issus des coteaux de Vinci en Italie et plantés en hommage à Pierre Mendès France par François Mitterrand, Président de la République, le 18 octobre 1990. L’allée centrale se déploie sous la forme d’un vaste escalier. En le descendant, le visiteur pénètre peu à peu dans l’intimité verdoyante des bois et jardins qui bordent l’Oise.
L'Amphithéâtre Gérard Philipe
Situé à l’extrémité basse des jardins, l’Amphithéâtre accompagne la descente naturelle du site jusqu’à l’Oise. Ses gradins offrent un point d’arrêt privilégié où le visiteur peut se détendre, contempler le paysage et découvrir la richesse de la vie aquatique au pied du coteau.
La scène et le bassin
La Scène peut accueillir des spectacles de danse, concerts et représentations théâtrales. Elle se prolonge par une allée boisée menant à la Maison Anne et Gérard Philipe, demeure où le couple vécut dans les années 1950. Le bassin, relié à l’Oise, est un miroir de la passerelle qui l’enjambe. Il constitue un élément paysager remarquable et un précieux espace d’accueil de la faune aquatique.
La passerelle
En franchissant la scène, le bassin puis l’Oise, la passerelle trace un trait rouge audacieux dans ce paysage aux nuances de vert et de bleu. Comme suspendue entre terre, eau et ciel, elle prolonge naturellement l’allée centrale de l’Axe. Dans la conception imaginée par Dani Karavan, cet ouvrage est appelé à se poursuivre jusqu’au jardin de l’Île astronomique, renforçant ainsi la continuité et la portée symbolique de l’ensemble.
Jardin de l'île astronomique
Formée lors du creusement des étangs, cette île demeure aujourd’hui encore à l’état naturel. Reliée à terme par le prolongement de la passerelle, elle se transformera en un jardin dédié aux pionniers de la connaissance astronomique. Après une descente en spirale au cœur d’un cône paysager, le visiteur verra peu à peu s’effacer l’horizon et les paysages environnants. Soustrait aux repères terrestres, son regard ne pourra alors se porter que vers l’immensité du ciel.
La Pyramide
Édifiée sur l’eau à proximité de l’île, la Pyramide a été conçue pour laisser le soleil et le vent y créer en permanence un véritable spectacle naturel de lumière et de mouvement. Son intérieur, creux et revêtu de bleu, renforce cette expérience singulière. Son accès, exclusivement par bateau, participe au caractère exceptionnel du lieu.
Le belvédère de Ham
À 1,5 kilomètre de l’Île astronomique se trouve le point d’aboutissement du parcours lumineux de l’Axe majeur, là où le rayon laser est arrêté. Cette intersection, porte d’entrée de Cergy-Pontoise depuis la confluence Seine-Oise, occupe une position centrale au sein du grand méandre de l’Oise. Elle révèle un vaste panorama dont la qualité paysagère exceptionnelle reste encore à mettre en valeur.