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La gestion des eaux pluviales

Les eaux pluviales : qu'est-ce que c'est ? Elles proviennent tout d'abord des précipitations atmosphériques. Mais d'autres eaux leur sont assimilées : celles provenant de l'arrosage et du lavage de voies publiques et privées, de jardins, de cours d'immeubles, etc. En revanche, les eaux ayant ruisselé sur des surfaces imperméables polluées : aires de manœuvres, aires de parkings de poids lourds ou d'engins, aires de chargement-déchargement, aires de stockage ou toute autre surface de même nature, ne sont pas assimilables à des eaux pluviales, tant qu'elles n'ont pas subi de traitement approprié.

Le 13 août 2012 - Services de proximité

Robinet
Robinet - © Lionel Pagès / Communauté d'agglomération de Cergy-Pontoise

Le service public des eaux pluviales

Chiffres clés

  • 330 km de réseau d'eaux pluviales
  • 10 postes de pompage
  • 52 bassins

La Communauté d'agglomération de Cergy-Pontoise exerce les compétences de programmation, d'investissement et de gestion des réseaux de collecte et des ouvrages hydrauliques sur le territoire, sauf quelques exceptions, notamment sur le réseau de la rue de l'Hermitage à Pontoise, exploité par le Syndicat intercommunal d'assainissement pour la région de Pontoise (SIARP).

Ce service public s'occupe de la collecte, du stockage, du transport et, le cas échéant, du traitement des eaux pluviales, afin d'assurer la sécurité des personnes et des biens, et la protection de l'environnement.

L'exploitation des réseaux d'eaux pluviales est assurée en régie par la Communauté d'agglomération de Cergy-Pontoise.

Les gestes éco-citoyens

Bon à savoir !

Il est interdit, pour des raisons de santé publique et de salubrité, d'utiliser les eaux pluviales pour des usages alimentaires ou d'hygiène corporelle (boisson, cuisine, douche, lavage du linge, etc.).

Toujours plus rare, la ressource en eau des nappes phréatiques nécessite d'être gérée durablement. Nous devons donc changer nos pratiques de gestion de l'eau, mais comment ? La façon la plus simple d'économiser l'eau potable... c'est de ne pas l'utiliser ! L'eau de pluie prend alors tout son sens.

Tous les jours, nous utilisons l'eau du robinet, une eau prélevée dans la nature et traitée à grands frais, pour des tâches qui ne nécessitent pas d'eau potable. C'est le cas pour 99 % de l'eau que nous consommons. Ainsi, seul 1 % de l'eau produite est utilisée pour des usages potables : boire, cuisiner ou se laver par exemple. L'eau de pluie prend alors tout son intérêt : en la récupérant et en l'utilisant en lieu et place de l'eau potable partout où celle-ci n'est pas indispensable :

  • on préserve la ressource en eau ;
  • on réduit la consommation globale d'eau potable et donc le coût collectif de sa production ;
  • on fait jusqu'à 50 % d'économie sur sa facture !

Si l'on ne souhaite pas utiliser l'eau de pluie, on peut aussi favoriser son infiltration dans le sol : ce sera autant d'eau en moins dans les réseaux de collecte et en station d'épuration où, là encore, le traitement a un coût, et nous pouvons ainsi compenser nos prélèvements en réalimentant les nappes.

Une gestion maîtrisée

À travers sa politique publique, la Communauté d'agglomération de Cergy-Pontoise a fait de la gestion durable des eaux pluviales une nécessité pour chaque projet d'aménagement. Ainsi, une stratégie de gestion maîtrisée et intégrée à l'aménagement a été mise en place pour répondre à différents enjeux :

  • maîtrise des risques : lutte contre les inondations (liées à l'imperméabilisation) des infrastructures de collecte des eaux pluviales et des cours d'eau exutoires, contre l'érosion des milieux naturels ;
  • lutte contre les pollutions (liées au ruissellement) en limitant les impacts des rejets occasionnés par les infrastructures de collecte des eaux pluviales ;
  • valorisation de la ressource en eau ;
  • valorisation de l'espace (valorisation du parcours de l'eau, maintien des milieux humides et développement de la biodiversité) ;
  • réduction des coûts (réutilisation de l'eau, développement réduit d'infrastructures dédiées, mutualisation de la fonction des espaces publics, optimisation du foncier, optimisation des coûts de gestion).

Les aménagements futurs intégreront les contraintes hydrauliques, hydrologiques et écologiques existantes sur le bassin versant. Ainsi, la présence de cours d'eau ou de milieux aquatiques, les capacités d'infiltration du sol, les ruissellements amont, les contraintes aval seront prises en compte et ce, dès les premières phases du projet. L'étude se fera à l'échelle du bassin versant et non plus simplement sur la zone à aménager. Une gestion « à la parcelle » sera également mise en place avec des rejets d'eaux pluviales limités.

Alimenter les nappes grâce à l’eau de pluie

Lorsqu'ils sont rejetés dans les réseaux d'eaux pluviales, les ruissellements rejoignent rapidement les rivières – principalement l'Oise pour l'agglomération –, et ne participent que très peu au réapprovisionnement de la nappe phréatique. C'est leur infiltration – au plus proche de leur point de chute – qui réalimente les nappes, tout en limitant les risques de pollutions liés au lessivage des sols.