Importés des Etats-Unis, les clubs de Business Angels regroupent des investisseurs individuels qui souhaitent soutenir la création et le développement de jeunes entreprises à fort potentiel. Ces dirigeants d’entreprises, parfois à la retraite, partagent la passion de l’entreprenariat en investissant leur argent personnel ainsi que leur temps pour favoriser la croissance de jeunes pousses. Il existe à ce jour 80 clubs en France, dont 18 en région parisienne. A Cergy-Pontoise, l’association existe depuis février 2008. Loïc Le Verdier, président du club valdoisien et chef d’entreprise en activité, a travaillé depuis le démarrage à structurer l’association.
«Je ne voulais pas que le club soit un regroupement d’investisseurs à la retraite qui signent des chèques à l’aveugle pour défiscaliser leur ISF». Loïc Le Verdier travaille avec l’ACCET-Val d’Oise Technopole (Association pour la Promotion de Centres de Création d'Entreprises Tertiaires) afin de participer aux comités de sélection et de suivi des pépinières et de l’incubateur d’entreprises de Neuvitec 95.
«En assistant aux présentations des jeunes entrepreneurs, nous sommes aux premières loges. Nous évaluons la pertinence du business avec les autres experts qui siègent dans les commissions. Nous suivons les porteurs de projets dans leur progression, ceci nous permet de présenter des projets matures aux investisseurs ». L’association a d’ailleurs installé son bureau dans la pépinière de Neuville pour
«baigner dans cette ambiance de création d’entreprise».
Une campagne pour recruter des investisseurs
Une fois la société choisie, le Business Angel prend des parts au capital, jamais plus de 20%. Après cinq ans, il devra retirer sa participation.
«Ce coup de pouce financier ne doit pas occulter l’accompagnement», souligne Loïc Le Verdier.
«Nous apportons un savoir-faire, une expérience, un carnet d’adresses. Nous sommes un peu comme des sages qui conseillent, rassurent, facilitent les démarches». Le club valdoisien manque toutefois de membres à ce jour.
«Après le travail de fond pour s’inscrire dans le tissu économique du Val d’Oise, le club entame une campagne pour accueillir de nouveaux investisseurs», explique Christophe Poupart, le directeur de l’ACCETVal d’Oise Technopole. L’association envoie des mails aux anciens des grandes écoles, contacte les Rotary clubs, organise des petits déjeuners pour réunir des chefs d’entreprise.
«Nous avons été discrets jusqu’à aujourd’hui. La crise économique ne nous a pas aidés. Mais vous allez entendre parler de nous», soutient le président des Business Angels du département.
GG